Eric Gerets, des "debuts de rêve" mais deja la tête à saint etienne

Eric Gerets, des "debuts de rêve" mais deja la tête à saint etienne
Eric Gerets confie avoir vécu des "débuts de rêve" sur le banc marseillais. "Ca a marché contre Liverpool mais c'est déjà oublié. L'important à présent, c'est le match du week-end à St Etienne", annonce pourtant déjà le technicien belge.


Aller s'imposer là où jamais un club français n'y était parvenu, le faire face au vice champion d'Europe, le tout pour son premier match sur le banc de l'OM, voilà de quoi être satisfait. «Des débuts de rêve, expliquait Eric Gerets ce jeudi matin à l'aéroport John Lennon de Liverpool, on veut toujours gagner contre n'importe quelle équipe mais le faire à Liverpool, c'est quand même quelque chose de spécial.» Une victoire spéciale et inédite qui offre forcément un crédit particulier aux débuts du Belge. Dans les rangs de l'équipe, le message semble en tout cas être bien passé. La performance à Anfield en témoigne. «Il a su trouver les mots pour nous recadrer, note Cana, en tant que capitaine, il s'appuie sur moi pour faire passer le message. Avec le temps, on verra si on n'a pas seulement fait UN match fantastique.»
Le coup reste grandiose pour cet OM outsider. «Tout le monde nous voyait perdant mais on a su très bien défendre et on s'est créé des occasions. D'ailleurs, le but que l'on m'a refusé y était (à la 33e minute, Mamadou Niang, à l'origine de l'action n'était pas hors-jeu)» rappelle un Karim Ziani particulièrement percutant mercredi qui, comme le reste de l'équipe, était dirigé pour la première fois par un entraîneur tout heureux. «Pour la petite semaine depuis que je suis arrivé ici, je suis content» lâche Gerets.

«La rigueur tactique»
Moment à part sur le plan émotionnel, statistique ou simplement comptable en Ligue des champions, la victoire à Liverpool a, en outre, été la manifestation du credo majeur de l'entraîneur belge : «la rigueur tactique» comme il le répète à l'envie. «Bien organisés, rigoureux et combatifs dans tous les compartiments. Le travail paye» détaille et constate Ziani. Le 4-4-2 assez classique - hormis la présence d'un Valbuena très mobile et buteur pour l'occasion – a été respecté scrupuleusement par les Olympiens et il s'agit là de la principale satisfaction du coach. «On s'est entraîné deux jours pour essayer quelque chose tactiquement. Et je dois dire que mes joueurs ont eu une discipline tactique pendant tout le match qui fut assez extraordinaire, explique-t-il, on a fait un bon match mais peut-être pas extraordinaire. Il y a surtout eu la discipline. Tu peux mal jouer mais tu ne peux pas oublier la discipline tactique. Ce serait une faute professionnelle.»
Le deuxième test arrivera très vite dès samedi (17h10) dans un autre haut lieu du football, Geoffroy-Guichard. «Ca a marché contre Liverpool mais c'est déjà oublié. L'important à présent, c'est le match du week-end à St Etienne. Il n'y a pas de problème avec la mentalité des joueurs de l'OM. Ma tâche est seulement d'avoir la certitude qu'on ne donnera plus de cadeaux pour le reste de la saison.» Avec quelle équipe ? Peut-être la même que face aux Reds. «Si les onze joueurs sur le terrain montrent qu'ils sont plus forts que les autres, je ne vois pas pourquoi je ferai beaucoup de changement» a-t-il dit. Quoiqu'il en soit, son apparition séminale sur le banc olympien a déjà marqué les esprits.


# Posté le jeudi 04 octobre 2007 18:48
Modifié le vendredi 05 octobre 2007 04:22

liverpool 0-1 OM : historique

liverpool 0-1 OM : historique
Grâce à un but de Mathieu Valbuena (77e) et à une prestation collective de haute volée, l'OM a signé un exploit retentissant en tombant le finaliste de la C1 2007. Qui plus est à Anfield, là où jamais une équipe française ne s'était imposée !


LIVERPOOL 0-1 OM
0-1 Valbuena (77e)

Eric Gerets ne pouvait rêver plus beau début à la tête de l'Olympique de Marseille. Une victoire dans un lieu mythique, face à une des meilleures équipes d'Europe. Un succès mérité qui plus est, malgré un rush final insoutenable des Reds.
Trois nouveaux points qui installent solidement l'OM en tête de son groupe, et qui, si on voit plus loin que la Ligue des Champions, doit insuffler une confiance terrible chez les joueurs pour se relancer en championnat. Un exploit qui, enfin, par extension, offre un beau rayon de soleil pour l'ensemble du football français.



Rafael Benitez avait insisté sur l'entame de match ratée par son équipe à Porto, en ouverture de la C1. Il attendait autre chose des siens contre l'OM. Il ne fut entendu et servi que quelques minutes, les premières effectivement, avec un pressing haut. Mais dès que les Phocéens surent se défaire de l'étreinte, la mi-temps tourna assez nettement à leur avantage. Bien aidés en cela par une organisation claire et efficace. Et par une multiplication collective des efforts.
Pour sa première, Eric Gerets avait mis en place un système à la fois solide et offensif, avec Zenden et Ziani sur les côtés, Niang en pointe et Valbuena lui tournant autour.
Il en résultait une première période bien maîtrisée, et même mieux que cela, les occasions notables et notées s'additionnant côté olympien. La plus belle n'avait pas tardé. Dès la 12e, Ziani (batailleur, altruiste et inspiré ce mercredi soir) avait récupéré puis lancé Niang. Mais Reina s'était interposé sur la frappe du Sénégalais.
Plus tard, une action des deux mêmes auraient du aboutir à l'ouverture du score. Niang étant injustement signalé en position de hors-jeu, la reprise victorieuse de Ziani sur son tir contré étant alors de fait rayée des tablettes (34e).

Le déchet technique de Liverpool, notamment de Sissoko, proposait aussi des contres intéressants aux Olympiens. Et à l'inverse, seules les remises de Crouch et les coups de pied arrêtés de Gerrard donnaient corps à quelques frissons. Quelques seulement car le regroupement défensif du bloc marseillais était un modèle du genre. La soudure se réalisant naturellement dès qu'une ouverture se faisait jour.
Il en allait de même après le repos. En dépit des tentatives de Steven Gerrard de hausser le ton et le niveau. Pour y remédier, Rafa Benitez jouait du banc, lançant Riise puis Voronin, alors que Cissé remplaçait Niang à vingt minutes du terme.
Une fin qui semblait s'éloigner, du fait d'une pression accentuée à proximité des buts de Mandanda. Des considérations qui volaient pourtant en éclats à la 77e minute, quand sur une nouvelle poussée phocéenne, Mathieu Valbuena enroulait un bijou de frappe en pleine lucarne des 20 mètres (1-0). Après avoir envoyé l'OM en Ligue des Champions en mai dernier en marquant à St Etienne, le milieu de terrain expédiait cette fois les 1900 fans phocéens au paradis.



Les Olympiens menant 1-0 sur la pelouse des finalistes de la C1, on se pinçait presque pour y croire. Le plus beau étant que ce n'était que justice. Et comme le mauvais sort épargnait les joueurs de Gerets, avec deux têtes à côté et un poteau des Liverpuldiens dans les arrêts de jeu (!), ils signaient bel et bien un succès retentissant là où nulle équipe française ne s'était jamais imposée. "A jamais les premiers" est décidemment une devise marseillaise.

# Posté le jeudi 04 octobre 2007 18:40
Modifié le vendredi 05 octobre 2007 04:20

rétro 2003-2004 : quand l'OM élimina liverpool

rétro 2003-2004 : quand l'OM élimina liverpool
Avant le déplacement à Liverpool, pour la 2ème journée de l'UEFA Champions League, OM.net vous propose de revivre les rencontres de la saison 2003-2004. En coupe de l'Uefa, l 'OM avait décroché le nul à Anfield (1-1) avant de s'imposer au Vélodrome (2-1). Le début d'une grande aventure.


Lorsque le tirage des 8èmes de finale de la coupe de l'Uefa désigne Liverpool comme adversaire, les observateurs sont sceptiques. Marseille, peu en verve en championnat, a été reversé en Uefa et s'est qualifié dans la douleur en sortant la modeste équipe de Dniepropetrovsk. Dans les rangs des « Reds » évoluent déjà de nombreux joueurs internationaux : Owen, Gerrard, Baros, Hamman ou encore Hyypia et Carragher. L'équipe est dirigée par le Français, Gérard Houllier, qui a réalisé un quadruplé historique avec Liverpool en 2001.
Autant dire que l'OM ne part pas favori. Les Anglais apprendront à leur dépend qu'il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

Le match aller se déroule sur les bords de la Mersey. Les supporters marseillais sont venus nombreux pour soutenir leur équipe. Après une défaite 4-1 face à Bastia en championnat, tout le monde s'attend à une réaction d'orgueil des hommes de José Anigo. Et à l'image de leur entraîneur, cette réaction viendra. A l'extérieur du stade, la garde montée est là pour dissuader toutes velléités de débordements. Aucun incident ne sera d'ailleurs à signaler durant le déplacement. L'ambiance d'Anfield Road est extraordinaire. « You'll never walk alone » résonne dans les haut-parleurs avant d'être repris en ch½ur par les 40.000 supporters présents. Les supporters marseillais en ont encore la chair de poule... Sur la pelouse, les Marseillais répondent présents. Solide en défense et constamment constructif dans le jeu, l'OM tient la dragée haute à son homologue anglais.



Le pressing serré mis en place limite le rayonnement des milieux de terrains des « Reds ». Beye est irréprochable dans ses interventions sur Owen et Barros. Seule une action de Biscan vient chauffer le public d'Anfield, qui va littéralement exploser lorsque Baros, servi par Owen, ouvre le score (56e). Un quart d'heure plus tard, Didier Drogba jette un froid sur Anfield en égalisant à la suite d'une erreur de Kirkland, le portier anglais. Son homologue français, Fabien Barthez, sortira le grand jeu dans les dernières minutes face à Gerrard ou Baros et les Marseillais ne lâcheront rien. «Je suis satisfait du résultat, mais je sais que nous n'avons pas encore gagné» tempèrera José Anigo à l'issue de la rencontre, même si dans les vestiaires, les Olympiens chantent déjà... Ce qui a eu le don d'énerver Gérard Houiller : « On verra si les cigales chanteront au retour à Marseille ».
L'OM est allé à Anfield, aucun club français n'y a jamais gagné, mais l'OM n'y a pas perdu.

Quinze jours plus tard, l'OM accueille Liverpool. La ville est en ébullition. Les observateurs retournent leur veste. Et si l'OM réalisait l'exploit ? Les supporters anglais arrivent à Marseille. L'ambiance est chaude. Mais cela n'est pas fait pour déplaire au coach marseillais. Il espère que son équipe puisera les ressources nécessaires dans cette ambiance électrique.



La rencontre se joue à guichet fermé, et de nombreux supporters n'ont pu se procurer de place. L'ouverture du score d'Heskey au bout d'un quart d'heure de jeu ne découragera pas, ni les joueurs, ni les supporters marseillais. A l'image de Fabien Barthez qui terminera la rencontre avec un bandage sur le nez, les hommes de José Anigo accomplissent un véritable match de guerrier. Didier Drogba égalise sur penalty à la 38e minute, suite à une faute de Biscan commise sur Steve Marlet. Abdou Meïté délivre le peuple marseillais sur un coup de tête et offre la qualification à l'OM. Le sol a tremblé ce soir-là du côté du boulevard Michelet.



Ce succès marquera le début d'une belle et grande aventure. Après Liverpool, ce sera l'Inter Milan et Newcastle que l'OM éliminera. Un parcours digne de la Ligue des Champions...

# Posté le dimanche 30 septembre 2007 19:15
Modifié le mardi 02 octobre 2007 05:01

Laurent Battles : " liverpool est une équipe de tres haut niveau "

Laurent Battles : " liverpool est une équipe de tres haut niveau "
L'ancien milieu de terrain de l'OM a rencontré Liverpool cette saison avec Toulouse. «Ils ne se jettent pas dans la gueule du loup» dit-il au sujet des «Reds», avant d'affirmer qu'il n'avait pas été impressionné par l'ambiance d'Anfield.


Vous avez joué contre Liverpool en tour préliminaire de l'UEFA Champions League avec Toulouse. Comment qualifieriez vous cette formation ?
C'est une équipe qui est très bonne au niveau de l'animation défensive et qui sait faire la différence offensivement car ils ont des joueurs très importants. Chez nous, ils ont été très bons défensivement. Et au match retour, ils ont été très forts offensivement. Ils ont su poser leur jeu, c'était phénoménal !

Dans le jeu, quels sont les points forts de Liverpool et quelles difficultés posent-ils ?
Ils font bien tourner le ballon et ils savent vraiment trouvez les bonnes situations au bon moment pour pouvoir marquer des buts. Ils ne se jettent pas dans la gueule du loup, ils exercent un pressing très haut et récupèrent les ballons très haut. C'est vraiment une équipe de très haut niveau.

A Anfield Road, l'ambiance de ce stade mythique influe-t-elle sur l'adversaire ?
J'avais déjà joué avec Marseille à Anfield et cela ne m'avait pas impressionné. Et là avec Toulouse, encore moins. J'ai eu plus de frissons au stade Vélodrome que là-bas.

Un conseil à donner aux Marseillais...
Surtout bien défendre et mettre au fond le peu d'occasions qu'ils pourront avoir.


LIVERPOOL S'IMPOSE A WIGAN
Samedi après-midi dans le cadre de la huitième journée de Premier League, Liverpool, prochain adversaire de l'OM en UEFA Champions League, est allé gagner à Wigan grâce à un but de Benayoun à la 76e minute. Avec ce succès Liverpool se replace en troisième position au classement avec 15 points à quatre longueurs du leader, Arsenal.

Wigan - Liverpool : 0-1
JJB Stadium
Arbitre : Mark Clattenburg
But : Benayoun (76e) pour Liverpool
Avertissements : Brown (73e) et Melchiot (86e) pour Wigan ; Mascherabo (73) pour Liverpool

Liverpool
Reina, Aurelio (Benayoun, 55), Hyypia, Carragher, Arbeloa, Riise, Gerrard (c), Mascherano, Pennant (Voronin, 82), Torres (Sissoko, 83), Kuyt
Remplaçants : Itandje, Finnan

Wigan Athletic
Kirkland, Kilbane, Boyce, Bramble, Melchiot (c), Koumas, Skoko, Brown, Scharner (Taylor, 82), Aghahowa, Bent
Remplaçants : Hall, Olembe, Granqvist, Pollitt
# Posté le samedi 29 septembre 2007 21:10
Modifié le dimanche 30 septembre 2007 00:26

Bolo Zenden trait d'union entre l'OM et les reds

Bolo Zenden trait d'union entre l'OM et les reds
Ancien joueur de Liverpool, Boudewijn Zenden fait désormais partie des rangs olympiens. Mercredi, il retrouvera ses anciens partenaires pour le second match de poule de l'UEFA Champions League.


Il y a seulement quelques mois, Boudewijn Zenden portait sur les épaules le maillot rouge de Liverpool. Mercredi prochain, il retournera sur la mythique pelouse d'Anfield Road pour affronter avec l'OM ses anciens partenaires. «C'est bizarre mais cela me fait énormément plaisir car j'ai beaucoup de copains là-bas. Je connais tout le monde puisque cela ne fait pas très longtemps que je suis parti. De plus, les soirées de Champions League à Anfield sont toujours spéciales que ce soit pour Liverpool ou pour les adversaires».

Si tout au long du séjour des Marseillais sur les bords de la Mersey, les souvenirs vont remonter à la surface de l'international hollandais, le point culminant, émotionnellement parlant, sera sans doute au moment où le traditionnel «You'll never walk alone» résonnera dans le stade. «C'est très impressionnant mais ce n'est pas fait pour mettre la pression. Ce chant ne doit pas faire peur à l'adversaire, il souligne le fait de rester uni même lorsque les choses ne vont pas bien. Cela donne des frissons mais dans le bon sens. Il faut savoir en profiter car les gens viennent au stade pour voir du beau football».

Vainqueur de l'UEFA Champions League en 2005, finaliste l'an passé, Liverpool fait office de favori dans le groupe de l'OM. «C'est une équipe très bien organisée, très compacte. Les défenseurs ne lâchent rien. Ils sont rapides et costauds sur contres et sur coups de pied arrêté. Ils doivent marquer 40 % des buts sur ces phases de jeu», précise Bolo Zenden.

Kuyt, Crouch, Riise, Torres, Babel, Carragher, Kewell... Beaucoup de grands noms du football international figurent, cette saison, dans le vestiaire des « Reds », mais s'il en est un dont les Olympiens devront se méfier, c'est bel et bien Steven Gerrard. Le milieu de terrain formé à Liverpool est devenu la pièce maîtresse de l'équipe de Benitez. «C'est vrai, il peut être décisif mais Kuyt, Crouch ou d'autres peuvent l'être aussi. C'est ça la force de l'équipe».

Parmi ces grands joueurs, trois seront absents mercredi soir pour accueillir l'Olympique de Marseille. Jermaine Pennant est suspendu, Daniel Agger et Xabi Alonso sont blessés. «Alonso a une très bonne qualité de passes mais Mascherano, international argentin, peut très bien le remplacer, par contre c'est plus compliqué pour Agger car c'est le seul défenseur gaucher dans l'axe. Mais Rafael Benitez a l'habitude de faire tourner son effectif, cela ne change pas grand-chose car tous les joueurs ont beaucoup de qualités».

# Posté le vendredi 28 septembre 2007 20:05
Modifié le vendredi 28 septembre 2007 20:38