Eric Gerets : " la chance d'être dans une grande famille "

Eric Gerets : " la chance d'être dans une grande famille "
Eric Gerets a participé jeudi à une émission spéciale d'OMtv, avec à ses côtés le Président Pape Diouf. Ses impressions, sa vision de l'OM et son public, le nouvel entraîneur s'est livré sur la chaîne du club. Morceaux choisis.


... Sa première impression

On m'avait dit que c'était un centre sportif moderne. J'ai vu que les terrains sont de bonne qualité, c'est très important pour un entraîneur. C'est fantastique, c'est la classe.
J'ai rencontré les salariés. Je les ai remerciés d'être là pour m'accueillir et j'espère que tous se passera bien et qu'ensemble on aura beaucoup de succès.

... Sa première séance

Quand tu es entraîneur, c'est pour être sur le terrain. Tu dois donc avoir des contacts avec la presse mais le plus agréable, c'est d'être sur le terrain.
J'ai travaillé dans un club comme Galatasaray où on se sent comme dans une famille et j'ai l'impression que j'ai la chance de tomber de nouveau dans une grande famille. Cela me fait plaisir.

... Ses joueurs

Il faudra donner sa chance à tout le monde. C'est bien d'ailleurs lorsqu'un entraîneur vient de l'extérieur, de cette manière, tout le monde a l'opportunité de se mettre en évidence.
J'ai eu une journée mouvementée, mercredi en Belgique, j'ai dû tout organiser et donc je n'ai malheureusement pas eu le temps de regarder les DVD des rencontres. Mais j'aurai un peu plus de temps cet après-midi, ce soir et demain. Je me donne jusqu'à la fin de semaine pour voir tous les matches de cette saison.

... La pression

Je connais la pression d'un club comme Marseille ou encore Galatasaray mais il faut savoir vivre avec. Je le savais avant de venir.

"Créer une petite surprise en Angleterre"

... Liverpool

Mon dernier match avec Galatasaray était contre Liverpool. Là-bas, on a joué un bon match. Liverpool était beaucoup plus fort en première période, ils ont d'ailleurs mené 3-0. On est revenu à 3-2 et on a même eu deux opportunités d'égaliser. Mais cela ne s'est pas fait. J'espère que l'OM aura le même niveau que Galatasaray.
On va essayer de se préparer de manière très professionnelle pour créer une petite surprise en Angleterre.


... La tactique

Je n'ai pas de schéma préféré. Cela dépend de la qualité de l'effectif, cela ne sert à rien de faire un 4-4-2 si tu n'as pas les joueurs pour. Quand tu connais la qualité des joueurs, tu mets en place le schéma tactique en fonction de ça. Je suis plutôt offensif à condition bien entendu d'avoir la qualité pour l'être.


"J'essaie d'avoir mon style : direct et franc pour faire passer le message au joueur"

... Le stade Vélodrome

C'est la principale raison de ma venue. L'ambiance de ce stade est fantastique. Il y a beaucoup de supporters à chaque match. Si on joue bien, les supporters vont s'amuser et donc nous encourager. Les joueurs doivent donner sur le terrain pour recevoir en retour. Dans la vie, on ne peut seulement prendre, il faut donner. J'espère que l'entente entre le public marseillais et les joueurs sera comme dans les plus grands moments du club.
Il y a plus de spectateurs à Marseille qu'à Galatasaray puisque le stade ne contient que 29.000 places mais c'est un peu les mêmes émotions.
Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour leur faire vivre de belles semaines et un beau futur pour leur club. Je sais que le football est sacré ici, le staff et les joueurs vont donc tout faire pour leur donner des moments fantastiques.

... Raymond Goethals

Il a été mon entraîneur pendant plusieurs années. Il avait un style exceptionnel, il parlait football, il vivait football, il avait toujours avec lui un bout de papier pour expliquer telle ou telle tactique. J'essaie d'avoir mon style : direct et franc pour faire passer le message au joueur.

# Posté le jeudi 27 septembre 2007 20:03
Modifié le vendredi 28 septembre 2007 00:30

Pape Diouf " l'homme susceptible de restaurer la confiance "

Pape Diouf " l'homme susceptible de restaurer la confiance "
L'Olympique de Marseille a annoncé la nuit précédente l'arrivée au poste d'entraîneur d'Eric Gerets. Pape Diouf explique pourquoi il a été amené à prendre cette décision dans un entretien diffusé sur OMtv


Pourquoi avez-vous choisi Eric Gerets ?

La saison dernière, beaucoup ont pensé que le choix de prendre Albert Emon était un choix par défaut. Je me suis insurgé contre cela. C'était un choix voulu et concerté. Il y avait beaucoup de noms (Ranieri, Zeman...). Il a fallu peser le pour et le contre sur la liste de noms que nous avions. Albert Emon s'est détaché de cette liste et le seul qui avait une courte avance sur Albert Emon était Eric Gerets, par rapport à l'expérience qu'il a accumulée à la tête de certains clubs. Mais il n'avait pas pu venir car il n'avait pas pu se libérer de son contrat avec Galatasaray. Albert Emon était donc véritablement notre choix.
Eric Gerets est un homme d'expérience. Il a longtemps joué dans de grands clubs, il a été international pendant longtemps, capitaine de l'équipe de Belgique de la grande époque. Son parcours mérite le respect. Sa qualité fondamentale est une capacité à tirer le maximum de ses hommes et de son équipe. Il nous est apparu comme l'homme susceptible de restaurer la confiance.

Il a l'expérience de nombreux championnats européens...

Je ne m'engage jamais dans des affirmations catégoriques puisque le football inflige tous les jours des démentis. Et je m'amuse aujourd'hui à entendre des pseudo spécialistes stigmatisant notre recrutement.
On a pris Eric Gerets avec l'espoir qu'il apportera ce qui nous manque aujourd'hui ou du moins qu'il apportera un éclairage dans certains domaines de manière à ce que cette équipe, que beaucoup voyaient disputer la suprématie à Lyon, trouve son allant afin qu'elle soit plus conforme à ce que l'on en attend.

"Il fallait créer un électrochoc"

Avez-vous fixé des objectifs à Eric Gerets ?

On ne peut pas fixer des objectifs précis à un homme qui n'a pas été à la base de la préparation initiale, qui n'a pas donné son avis sur les joueurs recrutés. Par contre, il connaît notre situation, certains joueurs et les ambitions très hautes du club. Il sait donc que nous allons lui demander que le club quitte la position actuelle et gagne des places afin d'aller le plus haut possible. Je reste serein et me dit, le football étant ce qu'il est, pourquoi ne pas cette année essayer de rattraper le terrain perdu.

Eric Gerets arrive-t-il avec un staff ? Dominique Cuperly sera-t-il son adjoint ?

Lorsque nous avons évoqué avec lui sa manière de travailler et l'entourage qu'il souhaiterait avoir avec lui, il a répondu que ce n'était pas un problème, qu'il respectait les personnes en place, d'autant qu'on lui en a dit le plus grand bien. Donc, il vient tout seul, sans staff, et va travailler, à tous les niveaux, avec les gens qui sont sur place.

"Sans confiance, une équipe est fantomatique"

Comment en êtes-vous arrivé à cette décision de changer d'entraîneur ?

Danc ce changement, c'est la situation qui a été plus décisive que la volonté humaine. Albert Emon a conduit l'équipe pendant quinze mois de manière très satisfaisante, il l'a qualifiée pour la Champions League, il est également allé en finale de la Coupe de France. Dans notre esprit, il était parti pour mener cette saison à son terme. Malheureusement, on ne sait pas ce qui s'est passé. Il y a eu un départ calamiteux, un ratage énorme qui nous a poussé à mener, tous, une réflexion pour comprendre le pourquoi des choses. Albert a toujours fait partie de ces réunions. Il est arrivé un moment où nous avons pensé, vu qu'il est impossible de changer l'effectif dans son intégralité, qu'il fallait créer un électrochoc. Une solution intermédiaire qui malheureusement ne pouvait passer que par le changement de direction technique afin de réveiller quelque chose dans la tête des joueurs.

Il n'y a pas eu de pression extérieure. Ce changement est de votre ressort et de celui du staff marseillais...

Je ne suis absolument pas sujet à la pression quelle soit populaire ou médiatique. Je n'agis, depuis que je suis à la tête du club, que selon ma conscience et mes convictions. Si j'avais eu à subir des pressions, j'aurai pris cette décision avant. Pour moi, j'ai pris cette décision au moment où il le fallait, ni trop tôt, ni trop tard. Albert, dans sa loyauté absolue et dans son souci de mettre en avant les intérêts du club, m'avait dit, que si cela ne relevait que de sa compétence, il pouvait partir. J'ai refusé puisqu'à ce moment, ma conviction n'était pas faite que le problème venait de là. Ensuite, je suis arrivé à la conclusion que la confiance avait quitté le groupe. Sans confiance, une équipe est fantomatique. C'est ce que nous avons vu. Il fallait restaurer cette confiance et pour cela, il fallait un nouvel homme.

Des contacts avec seulement deux entraîneurs

Beaucoup de noms ont circulé dans la presse...

Nous n'avons contacté personne. Beaucoup d'agents nous ont suggéré des entraîneurs. Nous n'avons répondu à qui que ce soit. Quand j'ai lu que certains entraîneurs ne voulaient pas venir à Marseille pour telle ou telle raison, ce n'était que mensonge. Nous n'avons pris réellement des contacts qu'avec deux entraîneurs, qui tous deux étaient prêts à venir et c'est finalement l'un des deux qui est venu. Contrairement aux actes d'accusation que l'on dresse contre nous et bien souvent envers la direction technique en la personne de José Anigo, il faut savoir que les entraîneurs sont prêts à lâcher leur club pour venir à l'OM. Marseille reste une référence et un club que tous les entraîneurs veulent entraîner.

Vivez-vous ce changement d'entraîneur comme un échec ?

Absolument pas. Au pire, c'est un échec collectif. L'échec aurait été qu'Albert Emon soit remercié au bout de deux ou trois matches. Il est resté quinze mois. Si on reprend les statistiques de la longue histoire de l'OM, il doit faire partie d'une moyenne honnête dans la durée. Il y a de grands noms qui n'ont pas tenu la moitié. On ne peut donc pas parler d'échec à propos d'Albert Emon. Il est arrivé un moment où les circonstances ont conduit l'équipe dirigeante à prendre des dispositions pour redonner à l'équipe une confiance afin qu'elle joue à son niveau.

Comment étaient les joueurs ce matin à l'entraînement ?

Je ne les ai pas rencontrés mais José Anigo et Albert Emon leur ont annoncé la nouvelle. Albert leur a parlé, il leur a dit qu'il partait aujourd'hui, qu'il avait probablement fait des erreurs, qu'ils en avaient commis également et qu'il y avait un devoir à respecter lorsque l'on enfilait la tunique olympienne.

Quand arrive Eric Gerets ?

Il arrive jeudi, il prendra directement les rênes de l'équipe. Il rencontrera certainement les joueurs et le staff qui travaillera autour de lui. Ensuite, il organisera son travail selon ses convictions.

# Posté le mercredi 26 septembre 2007 18:50
Modifié le jeudi 27 septembre 2007 00:26

Eric Gerets, en bref

Eric Gerets, en bref
Né le 18 mai 1954 à Rekem (Belgique)

Carrière de joueur
1972-1983 : Standard de Liège
1983-1984 : Milan AC
1984-1985 : MVV Maastricht
1985-1992 : PSV Eindhoven

International A (Belgique)
86 sélections, a participé aux Coupes du Monde 82, 86 et 90.

Palmarès en tant que joueur
Vainqueur de la Coupe des champions en 1988 avec PSV Eindhoven
Champion de Belgique en 1982 et 1983 avec le Standard de Liège
Vainqueur de la coupe de Belgique en 1981 avec le Standard de Liège
Champion des Pays-Bas en 1986, 1987, 1988, 1989, 1991 et 1992 avec le PSV Eindhoven
Vainqueur de la coupe des Pays-Bas en 1988, 1989 et 1990 avec le PSV Eindhoven

Carrière d'entraîneur
1992-1994 : RFC Liège
1994-1997 : Lierse SK
1997-1999 : FC Bruges
1999-2002 : PSV Eindhoven
2002-2004 : FC Kaiserslautern
2004-2005 : VfL Wolfsburg
2005-2007 : Galatasaray

Palmarès en tant qu'entraîneur
Champion de Belgique en 1997 et 1998 avec Lierse SK et le FC Bruges
Vainqueur de la supercoupe de Belgique en 1998 avec le FC Bruges
Champion des Pays-Bas en 2000 et 2001 avec le PSV Eindhoven
Vainqueur de la supercoupe des Pays-Bas en 2000 et 2001 avec le PSV Eindhoven
Champion de Turquie en 2006 avec Galatasaray
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 25 septembre 2007 19:10
Modifié le mercredi 26 septembre 2007 00:12

officiel : Eric Gerets Nouvel entraineur de l'OM

officiel : Eric Gerets Nouvel entraineur de l'OM
Info OM.net : La direction de l'OM a pris mardi soir la décision de confier la direction de l'équipe première à Eric Gerets.


« C'est une décision difficile à prendre au regard de l'amitié qui nous lie à Albert Emon et du travail accompli » nous a confié Pape Diouf.
« Nous l'avons mûrement réfléchie et ce n'est pas sans tristesse que nous la prenons. Mais Albert connaît trop bien le club pour ne pas comprendre notre décision. Et je souhaite qu'il continue à apporter au club sa passion et son expérience comme il le fait déjà depuis tant d'années », a poursuivi le Président de l'OM.
« L'équipe a aujourd'hui besoin d'un nouvel élan. Eric Gerets est l'entraîneur qui peut nous l'apporter tout en s'inscrivant dans la continuité du travail important réalisé par la direction sportive depuis près de trois saisons. Son expérience et son parcours, aussi bien en Belgique, au Pays-Bas, en Allemagne ou en Turquie, sont des atouts qui aideront notre club à atteindre les objectifs qu'il s'est fixés », a conclu le Président olympien.

Éric Gerets (53 ans) est né à Rekem (Belgique). Il s'est tout d'abord illustré sur les terrains, au poste de défenseur. Ses performances lui ont valu d'être un des internationaux belges les plus capés et de disputer plusieurs Coupes du Monde. Il a remporté de nombreux titres dans son pays (voir ci-dessous), mais également avec le PSV Eindhoven avec qui il fut couronné 6 fois champion des Pays-Bas tout en enlevant la Coupe des Champions en 1988.
Il a ensuite, en 1992, embrassé la carrière d'entraîneur. Dans un premier temps en Belgique, avec de nouveaux titres à la clé, puis aux Pays-Bas, en Allemagne, et enfin en Turquie, à Galatasaray. Club qu'il a quitté en mai dernier, son palmarès nanti d'un titre de champion en 2006.

# Posté le mardi 25 septembre 2007 19:07
Modifié le mercredi 26 septembre 2007 00:14

les grands moments en C1 : le jour où ... l'OM a tenu à ibrox

les grands moments en C1 : le jour où ... l'OM a tenu à ibrox
L'OM a retrouvé la Ligue des Champions cette saison. A cette occasion, le site officiel vous propose un retour sur les 10 plus grands moments olympiens dans la compétition reine. Ce lundi, le match héroïque à Ibrox Park (2-2) en 1992.


Dominer n'est pas gagner. L'Olympique de Marseille a confirmé le dicton, lors de la 1ère journée de Ligue des Champions, le 25 Novembre 1992. Les Marseillais se déplacent à Glasgow pour défier les Rangers dans leur antre d'Ibrox Park. Les Ecossais sont leurs concurrents les plus sérieux de la poule A et Raymond Goethals est de retour sur le banc olympien. Il peut aligner une équipe au complet, où Rudy Völler fait son grand retour après un mois d'absence. Le technicien belge a remis au goût du jour sa tactique fétiche : pressing haut et hors-jeu. Privés de leur attaquant vedette, Ally Mac Coist, les Rangers sont très vites étouffés par des Olympiens combatifs et intraitables à la récupération. Le tandem Völler/Boksic fait des misères à la défense écossaise et à la demi-heure de jeu, l'Allemand sert le Croate qui trompe Andy Goram d'un plat du pied imparable. L'OM domine largement les débats et semble mieux supporter la boue et la pluie que leurs adversaires, pourtant habitués à ce genre de conditions climatiques. Peu après la mi-temps, Völler marque son retour d'un but : en renard des surfaces, il profite d'une mauvaise passe en retrait de Gough pour pousser le ballon au fond des filets.
La messe semble être dite. A 2-0 pour l'OM, personne n'imagine un retour des Ecossais, même pas leur entraîneur qui avouera qu'à un quart d'heure de la fin, il n'y croyait plus. Mais ses joueurs ne l'entendent pas de la sorte. En 15 minutes, les Rangers offrent l'une des plus belles partitions du football anglais. Un délice de football engagé et d'abnégation. A la 78e minute, Gary Mac Swingan est à la conclusion d'un mouvement typiquement britannique : centre, tête et but. Un régal pour les 40.000 supporters d'Ibrox Park qui poussent de plus belle leur équipe. Trois minutes plus tard, Mark Hateley égalise, de la tête bien entendu.
L'OM concède le match nul alors qu'il a mené 2-0. Vu comme cela le résultat peut paraître négatif. Mais l'OM a affiché un état d'esprit conquérant et a accompli son meilleur match de la saison pour l'instant. Peut être le déclic d'une saison historique qui verra les Marseillais réaliser le doublé « Championnat - Ligue des Champions »



[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 24 septembre 2007 18:28
Modifié le mardi 25 septembre 2007 01:43